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Wir senden Ihnen Erzählungen aus Medina und Übersetzungen von Passagen aus Ibn Al-Qayyim
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SAWMAHSAWMAH
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Das Verhalten des Muslims gegenüber dem muslimischen Händler

Kaufen und Verkaufen unter Muslimen ist keine einfache Transaktion: Es ist eine Verantwortung mit Rechten, Pflichten und einer zu bewahrenden Gerechtigkeit.

Adab du commerce

Un rappel sur les droits du client, les devoirs du commerçant musulman, et cette justice simple qui doit rester au-dessus de l'ego quand l'argent circule entre croyants.

Il y a une chose que l'on oublie souvent : acheter et vendre ne sont pas de simples gestes du quotidien.

Dans une communauté musulmane, un achat n'est pas seulement un prix, un colis, une taille, un délai ou un service client. C'est une relation entre deux musulmans. Deux personnes qui ont chacune des droits, chacune des devoirs, et chacune une âme à préserver.

Le commerçant musulman n'est pas un homme autorisé à tout faire sous prétexte qu'il travaille dur.

Et le client musulman n'est pas un homme autorisé à tout exiger sous prétexte qu'il a payé.

Entre les deux, il y a une règle plus haute que l'habitude du marché : la crainte d'Allah.

Allah dit dans le sens du verset :

Ô vous qui avez cru, ne consommez pas vos biens entre vous injustement, sauf s'il s'agit d'un commerce conclu d'un commun accord entre vous.

Sourate An-Nisa, 4:29

Le commerce en Islam repose donc sur deux piliers : la licéité et le consentement. Pas la ruse. Pas la pression. Pas la colère. Pas l'abus. Un accord clair, entre deux personnes qui savent qu'Allah les voit.

Le commerçant musulman : vendre sans trahir

Le Prophète ﷺ a donné au commerçant une place immense, mais cette place n'est pas offerte à n'importe quel vendeur. Elle est liée à deux qualités : la véracité et la confiance.

At-Tirmidhi rapporte que le Prophète ﷺ a dit, dans le sens :

Le commerçant véridique et digne de confiance sera avec les prophètes, les véridiques et les martyrs.

Jami' At-Tirmidhi 1209. At-Tirmidhi l'a qualifié de hasan ; certains classements contemporains discutent sa chaîne. Son sens reste appuyé par les textes généraux sur l'honnêteté et l'amana.

Ce hadith devrait faire trembler celui qui vend.

Pas seulement parce qu'il annonce une récompense immense. Mais parce qu'il montre que le commerce peut devenir une porte vers Allah, ou une porte vers la perte. Le même métier peut élever un homme, ou l'avilir. Tout dépend de ce qu'il fait quand personne ne regarde.

Est-ce qu'il cache un défaut ?

Est-ce qu'il embellit une description jusqu'à tromper ?

Est-ce qu'il promet un délai qu'il sait fragile ?

Est-ce qu'il prend l'argent avec douceur puis répond avec dureté quand il y a un problème ?

Est-ce qu'il parle de fraternité quand il vend, puis oublie la fraternité quand il doit assumer ?

Le commerce musulman ne se juge pas seulement à la beauté d'une boutique. Il se juge à la vérité qui se trouve derrière chaque transaction.

La baraka ne descend pas sur le mensonge

Dans Sahih Al-Bukhari, le Prophète ﷺ a expliqué que l'acheteur et le vendeur restent libres tant qu'ils ne se sont pas séparés. Puis il a donné une règle qui devrait être écrite dans le cœur de tout commerçant :

S'ils sont véridiques et clarifient les choses, leur vente est bénie. Mais s'ils mentent et dissimulent, la bénédiction de leur vente est effacée.

Source : Sahih Al-Bukhari 2079.

C'est peut-être l'un des rappels les plus importants pour notre époque.

On peut faire du chiffre et perdre la baraka.

On peut vendre beaucoup et perdre la confiance.

On peut gagner de l'argent et perdre quelque chose de plus lourd : la lumière dans la subsistance.

La baraka n'est pas seulement une quantité. C'est ce qu'Allah met dans une chose. C'est une vente qui nourrit sans salir. C'est un revenu qui apaise. C'est un client qui repart sans rancœur. C'est une réputation qui se construit lentement, parce que les gens sentent qu'ils n'ont pas été manipulés.

Un commerçant musulman doit donc apprendre à dire :

Cette pièce taille grand.

Cette matière est plus légère.

Ce produit a une limite.

Ce délai peut varier.

Je me suis trompé.

Je vais corriger.

Ces phrases peuvent coûter une vente. Mais elles peuvent sauver la baraka.

Tromper un client n'est jamais une stratégie

Le Prophète ﷺ passa un jour près d'un tas de nourriture. Il y entra sa main et sentit de l'humidité. Le vendeur expliqua que la pluie l'avait touchée. Le Prophète ﷺ lui demanda pourquoi il n'avait pas mis cette partie visible afin que les gens la voient, puis il dit, dans le sens :

Celui qui trompe n'est pas des miens.

Sahih Muslim 102

Ce hadith est direct.

Il ne laisse pas beaucoup de place aux justifications.

La tromperie peut prendre plusieurs formes. Elle peut être grossière, comme cacher un défaut. Mais elle peut aussi être plus subtile : une photo trop éloignée de la réalité, une description volontairement floue, une qualité exagérée, une rareté inventée, une urgence artificielle, une promesse que l'on sait difficile à tenir.

Le commerçant musulman n'a pas besoin de faire croire que tout est parfait.

Il a besoin d'être honnête.

La confiance vaut plus qu'une vente forcée.

Le client musulman : réclamer son droit sans perdre son adab

Mais l'autre côté existe aussi.

Un commerçant musulman a des devoirs, oui. Mais le client aussi.

Il a le droit de poser des questions. Il a le droit de demander une clarification. Il a le droit de réclamer ce qui lui est dû. Il a le droit de signaler une erreur, un retard, un défaut ou une mauvaise expérience.

Mais il n'a pas le droit de transformer chaque problème en humiliation.

Il n'a pas le droit d'insulter.

Il n'a pas le droit de menacer injustement.

Il n'a pas le droit de mentir dans un avis.

Il n'a pas le droit d'abuser d'une politique de retour.

Il n'a pas le droit de faire pression pour obtenir ce qui ne lui revient pas.

Le Prophète ﷺ a invoqué la miséricorde d'Allah pour une personne douce dans ses transactions. Il a dit, dans le sens :

Qu'Allah fasse miséricorde à un homme indulgent lorsqu'il vend, lorsqu'il achète et lorsqu'il réclame son dû.

Sahih Al-Bukhari 2076

Ce hadith ne parle pas seulement du vendeur.

Il parle aussi de l'acheteur.

Il parle aussi de celui qui réclame.

Autrement dit : même lorsque tu as raison, regarde comment tu demandes.

Il y a une manière musulmane de réclamer. Ferme, mais propre. Claire, mais digne. Déterminée, mais sans injustice.

Un client peut dire : « Mon droit n'a pas été respecté. » Mais il doit éviter de devenir injuste au moment même où il demande justice.

Payer ce que l'on doit, au moment où on le doit

Il y a aussi une réalité que l'on oublie : parfois, le tort ne vient pas du commerçant, mais du client.

Un paiement repoussé sans excuse. Une dette laissée volontairement. Un engagement pris puis oublié. Une commande personnalisée abandonnée. Une parole donnée sans intention de la respecter.

Le Prophète ﷺ a dit, dans le sens :

Le retard du riche à payer sa dette est une injustice.

Sahih Al-Bukhari 2400

Et dans un autre hadith, lorsqu'une dette fut remboursée de meilleure manière, le Prophète ﷺ dit, dans le sens :

Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui remboursent de la meilleure façon.

Sahih Al-Bukhari 2393

Cela nous éduque.

Le musulman ne joue pas avec l'argent des autres.

Il ne traite pas la petite boutique d'un frère comme une structure sans visage. Derrière une commande, il y a parfois une famille, un loyer, un stock, des charges, une fatigue, des nuits courtes, des risques pris.

Et derrière un client, il y a aussi une confiance, une attente, un argent confié, une frustration possible.

Chacun doit donc se rappeler que l'autre n'est pas un écran. C'est un musulman.

Les règles communautaires ne sont pas une faiblesse

Une communauté ne tient pas seulement avec de beaux discours.

Elle tient avec des règles.

Des règles de justice.

Des règles de pudeur dans la parole.

Des règles de clarté dans l'argent.

Des règles de patience quand il y a une erreur.

Des règles de réparation quand il y a un tort.

Umar ibn Al-Khattab, qu'Allah l'agrée, disait dans le sens :

Que ne vende dans notre marché que celui qui a appris la religion.

Rapporté par At-Tirmidhi, authentifié hasan selon Al-Albani ; voir aussi l'explication de Dorar

Cette parole est lourde.

Elle signifie que le marché musulman n'est pas censé être un terrain sauvage. On ne vend pas n'importe comment. On ne s'improvise pas commerçant sans apprendre au minimum les règles qui protègent les gens : le licite, l'illicite, la tromperie, le riba, les conditions de vente, les défauts à mentionner, les droits de chacun.

Le commerce n'est pas séparé de la religion.

Il est l'un des endroits où la religion devient visible.

L'exemple de Jarir : la sincérité même quand elle coûte

Parmi les récits les plus beaux dans ce domaine, il y a celui de Jarir ibn Abdillah, qu'Allah l'agrée.

Il avait prêté serment au Prophète ﷺ de vouloir le bien pour chaque musulman. Un jour, son serviteur voulut acheter un cheval pour trois cents dirhams. Jarir estima que le cheval valait davantage. Il proposa plus, puis encore plus, jusqu'à l'acheter à un prix bien supérieur, car il ne voulait pas profiter de l'ignorance du vendeur.

Ce récit est mentionné par An-Nawawi dans son commentaire de Sahih Muslim et rapporté par At-Tabarani dans Al-Mu'jam Al-Kabir.

Regarde la leçon.

Aujourd'hui, beaucoup se féliciteraient d'avoir « fait une bonne affaire ».

Jarir, lui, craignait d'avoir pris l'avantage sur son frère.

C'est un autre niveau de conscience.

Ce n'est pas seulement éviter l'arnaque. C'est vouloir le bien de l'autre même quand l'autre ne sait pas qu'il est en position de faiblesse.

Ce que le commerçant doit au client

Un commerçant musulman doit au client une description honnête, un prix clair, une parole tenue autant que possible, une réponse digne, une gestion juste des erreurs, et une vraie volonté de réparer quand le tort vient de lui.

Il doit éviter la manipulation.

Il doit éviter de vendre une image plus belle que la réalité.

Il doit éviter les promesses vagues qui rassurent sur le moment et déçoivent ensuite.

Il doit aussi se rappeler qu'un client n'est pas seulement une conversion, un panier moyen ou une statistique. C'est une amana.

Chaque commande est une petite responsabilité.

Ce que le client doit au commerçant

Le client musulman doit au commerçant une parole juste, une patience raisonnable, une honnêteté dans ses demandes, une absence de mensonge dans ses réclamations, et une retenue dans la colère.

S'il réclame, qu'il réclame avec preuve.

S'il critique, qu'il critique avec justice.

S'il demande un remboursement, qu'il ne cherche pas à garder injustement ce qui ne lui appartient pas.

S'il laisse un avis, qu'il se rappelle qu'une phrase peut abîmer une subsistance.

Cela ne veut pas dire qu'il faut se taire face à l'injustice.

Cela veut dire qu'il faut combattre l'injustice sans devenir injuste.

Le vrai test : quand il y a un problème

La fraternité est facile quand tout se passe bien.

Elle devient réelle quand il y a un retard, une erreur, un colis perdu, une taille qui ne convient pas, un message mal compris, une réponse trop lente, une fatigue des deux côtés.

C'est là que le musulman se révèle.

Le commerçant se révèle dans sa manière de corriger.

Le client se révèle dans sa manière de réclamer.

Et la communauté se révèle dans sa capacité à garder des règles même quand les émotions montent.

Nous avons besoin de commerces musulmans solides.

Mais nous avons aussi besoin de clients musulmans justes.

Nous avons besoin de vendeurs qui craignent Allah dans leurs fiches produits, leurs prix, leurs délais et leurs réponses.

Et nous avons besoin d'acheteurs qui craignent Allah dans leurs messages, leurs exigences, leurs avis et leurs réclamations.

Conclusion : acheter et vendre comme des croyants

Le commerce n'est pas seulement une circulation d'argent.

C'est une circulation de confiance.

Quand un musulman vend à un musulman, il ne vend pas à une cible. Il vend à un frère.

Quand un musulman achète chez un musulman, il n'achète pas chez une machine. Il achète chez un frère.

Cette fraternité n'annule pas les droits. Elle les rend plus sacrés.

Elle n'empêche pas de réclamer. Elle impose de réclamer avec adab.

Elle n'empêche pas de vendre. Elle impose de vendre avec vérité.

Qu'Allah mette de la baraka dans nos commerces, purifie nos transactions, protège nos langues dans les conflits, et fasse de nos achats comme de nos ventes des actes où la justice reste plus forte que l'ego.

Note sur les sources

Les références citées dans l'article renvoient principalement au Coran, à Sahih Al-Bukhari, Sahih Muslim, Jami' At-Tirmidhi, ainsi qu'à des récits rapportés sur Umar ibn Al-Khattab et Jarir ibn Abdillah, qu'Allah les agrée.

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